Soir de folie
J'hésite longtemps a me rendre au rendez-vous avec Murat, et finalement me lance, sans appareil ni rien d'important. Mais en sortant de l'hôtel, j'entends des clameurs dans tous les coins, des voitures klaxonner a tout rompre. Des groupes de jeunes passent, sourires jusqu'aux oreilles et chantant. Au loin, j'aperçois un attroupement.
Je retourne vite a l'hôtel prendre mon appareil et avance au pas de charge vers ce "Ground zero" de la folie turque. Le temps de faire les 3-400 mètres qui me séparent de la manifestation, le défilé a grossi, des files interminables de véhicules envahissent la rue, avec des gens assis aux fenêtres, criant, agitant des drapeaux du Galatasaray. C'est donc officiel, Galatasaray est champion de Turquie. Un amas d'hystériques est monte sur la statue qui sert de rond-point au carrefour central de Sanliurfa. Des camions aux remorques pleines déversent des supporters plus bruyants et heureux les uns que les autres. je suis porte par leur enthousiasme, me mêle a la foule, prend des photos dans tous les sens. Je sors même l'objectif de gala (près de 20 cm de discrétion) et canarde. On me prend pour un journaliste, me demande ou ça passera. Tout le monde pose en brandissant leurs couleurs, leur maillot. Ça dure 2h comme ça.
Je suis a l'endroit du rendez-vous mais Murat a disparu de mes pensées. je rentre a l'hôtel galvanise, content d'avoir vu ça et d'en avoir une poignée de bonnes photos.
Je suis a l'endroit du rendez-vous mais Murat a disparu de mes pensées. je rentre a l'hôtel galvanise, content d'avoir vu ça et d'en avoir une poignée de bonnes photos.
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