Volkan et son pere à Sumela

Publié le par Jullian

Le lendemain, je me lève pour prendre un minibus direction Sumela et son monastère, a 45 km de la. Avec la Cappadoce, Sumela était le site que j'attendais avec le plus d'impatience.
J'entame l'ascension de la falaise par un petit sentier forestier.



Au bout de 10 mn, je rencontre 2 turcs qui font une pause, Volkan et son père. Je me joins a eux. Volkan parle tres bien anglais. Originaires de Bursa, au sud d'Istanbul, Volkan est venu a Trabzon pour son Université, et son père est venu le visiter quelques jours. Nous poursuivons l'ascension et passerons le reste de la journée ensemble. Pour une fois, la discussion dépasse les simples formalités et questions d'usage, et je me dit a moi-même "enfin une belle rencontre avec des turcs". On s'entend très bien, au-delà de la simple curiosité entre étrangers. Volkan sert d'interprète entre moi et son père. Il se déclare communiste. Première surprise. En voyant une femme entièrement vêtue de noir, enveloppée dans une sorte de burka (je connais pas le nom exact), le père me la montre et avec une mimique de mépris dit "stupid". Ce genre de réaction tranche franchement par ici et ça me fait chaud au coeur. On parle religion, politique, arts en tous genres...de tout, de rien.


La visite du Monastère en lui-même est intéressante par ses immenses et impressionnantes fresques. Dans une grande salle au plafond en forme de coupole, on se retrouve entourés de scènes bibliques aux couleurs chatoyantes, de visages dont tous les yeux semblent posé sur soi.


De retour en bas, on cherche un endroit d'où voir le monastère dans son ensemble. Après une petite montée, on le trouve et c'est la que la beauté du site nous frappe. Impossible de détacher les yeux de cette vision. Un monastère construit par miracle, par folie, a flanc de falaise, surplombant une épaisse foret d'un vert profond. Et la brume se mouvant lentement autour donne la touche finale a cette image littéralement fantastique, surnaturelle et envoûtante.

Quelques heures ensemble de retour a Trabzon. Ils m'emmènent au bazar russe ou le pere doit faire des achats pour toute la famille (dans ce bazar, tout est moins cher qu'ailleurs en Turquie). Une promenade, un thé et nous devons nous séparer. Je suis un peu triste de les quitter mais j'ai déjà mon ticket en poche pour le bus de nuit vers Kars. Je laisse faire le destin et m'en vais.
Publicité

Publié dans TURQUIE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article