Adieux et gueule de bois
Je me réveille a 6h avec une gueule de bois phénoménale. C'est dans un état pitoyable que je dis au revoir a Muriel et Ping-Huay, qui s'en vont pour Kalpa. Je végète avec les autres sur la terrasse, emmitouflés dans des couvertures pour combattre le froid. Keren et Shlomi sont aussi décidés a partir mais veulent rester avec moi une journée de plus (si c'est pas adorable, ça !). Et puis, y'a aussi sûrement que ça leur fait bizarre de quitter Nako.

La journée se déroule donc tranquillement alors que j'émerge de mon état comateux. Je fais une sieste alors que Shlomi, Keren et Sarah se rendent a moto sur les lieux de l'éboulement, en direction de Tabo. Les militaires leur apprennent qu'il faudra une a deux semaines pour tout déblayer entre ici et Manali, et que les cols sont toujours couverts de neige. On s'en va donc tous demain, vaincu par les éléments. Shlomi verra toujours pas le Spiti, qu'il s'était juré de visiter. Il est bon pour un futur troisième voyage dans le coin.
On passe une dernière bonne soirée ensemble, éclairés a la bougie. J'apprends a mieux connaître Sarah. Elle a fini des études en biologie marine, fait de la plongée et de la voile a un bon niveau, et comme Keren s'occupe d'enfants a problème qu'elle emmène en bateau. Elle va rester un mois en Inde avant de retourner a ses bateaux et son petit village en Israel.

8h30 : Keren et Shlomi mettent les voiles. Le temps est superbe, idéal pour faire de la moto. La séparation est émouvante, mais on sort pas les mouchoirs non plus. Je suis invité en Israel, et c'est pas une invitation en l'air comme on en lance souvent en voyage. Peut-être a la fin de mon voyage, sur le chemin du retour...Ce serait bien.

Avec Sarah, on va manger chez Singh notre dernier shakshuka, puis allons nous promener dans les montagnes. Je regarde Nako de la-haut, avec tendresse et mélancolie. J'aurais été heureux ici, pendant cette semaine. Mais je ne m'imagine pas y rester maintenant que tous mes compagnons sont partis et que d'autres inconnus arrivent. Trop chargés de souvenirs.


La journée se déroule donc tranquillement alors que j'émerge de mon état comateux. Je fais une sieste alors que Shlomi, Keren et Sarah se rendent a moto sur les lieux de l'éboulement, en direction de Tabo. Les militaires leur apprennent qu'il faudra une a deux semaines pour tout déblayer entre ici et Manali, et que les cols sont toujours couverts de neige. On s'en va donc tous demain, vaincu par les éléments. Shlomi verra toujours pas le Spiti, qu'il s'était juré de visiter. Il est bon pour un futur troisième voyage dans le coin.
On passe une dernière bonne soirée ensemble, éclairés a la bougie. J'apprends a mieux connaître Sarah. Elle a fini des études en biologie marine, fait de la plongée et de la voile a un bon niveau, et comme Keren s'occupe d'enfants a problème qu'elle emmène en bateau. Elle va rester un mois en Inde avant de retourner a ses bateaux et son petit village en Israel.

8h30 : Keren et Shlomi mettent les voiles. Le temps est superbe, idéal pour faire de la moto. La séparation est émouvante, mais on sort pas les mouchoirs non plus. Je suis invité en Israel, et c'est pas une invitation en l'air comme on en lance souvent en voyage. Peut-être a la fin de mon voyage, sur le chemin du retour...Ce serait bien.

Avec Sarah, on va manger chez Singh notre dernier shakshuka, puis allons nous promener dans les montagnes. Je regarde Nako de la-haut, avec tendresse et mélancolie. J'aurais été heureux ici, pendant cette semaine. Mais je ne m'imagine pas y rester maintenant que tous mes compagnons sont partis et que d'autres inconnus arrivent. Trop chargés de souvenirs.

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