Aldous est vivant !
Pas de sexes ni même de relations chastes avant mariage (si t'es une nana, t'es pas censée te promener avec un homme qui n'est pas de ta famille), pas de jeux, plus de narguilé...pas de loisirs d'aucune sorte en gros. C'est pas la fête au village en Iran, et de moins en moins. Ne leur reste plus que le consumérisme, l'achat a tout rompre. C'est frappant quand on voit les rues de Teheran par exemple. Une petite boutique de jus de fruits ou de glaces a intervalles réguliers, sinon la grande majorité des boutiques sont, suivant les secteurs, des boutiques de fringues, de sacs a main, de chaussures surtout (c'est peu-être comme ça que les femmes donnent une touche personnelle a leur ensemble tchador noir...?), ou aussi beaucoup d'électroniques, de TV-Hi-Fi, de matériel de tuning, et enfin des magasins spécial camping (seul loisir qui reste ? seul moment de liberté ?). C'est la galère pour trouver un salon de thé, un endroit ou on fume encore la qalyan, un restaurant qui ne soit pas un snack (avec hamburger, pizza sans tomate, mais avec ketchup - miam miam) ou n'importe quel endroit ou l'on pourrait passer du bon temps, s'amuser ou se réunir.

En me promenant dans les rues de Teheran, je me disais que l'Iran ne verrait pas le capitalisme, quand il franchira pour de bon la frontière un jour, inévitablement, comme quelque chose de nouveau, étant donné qu'ils en sont déjà a l'ultime stade, ou les interdits se multiplient (pour le propre bien des citoyens bien sur, ces grands enfants irresponsables...) et ou seul reste le consumérisme, seule distraction, seul petit bonheur que les gens peuvent se permettre. Le plaisir de consommer, d'acheter, de dépenser, de posséder. L'Iran n'aura pas a s'occidentaliser mais juste a attendre que l'occident rejoigne, petit a petit, le mode de vie iranien, son système, la religion en moins (qu'est-ce qu'on a a la place ? c'est une autre vaste question), car c'est vers ce style de société qu'on semble se diriger. Dans ces successions de magasins de chaussures ou se pressent jusque tard le soir les familles iraniennes, je vois le futur des sociétés occidentales, un système totalitaire ou le citoyen est entièrement déresponsabilisé et encadré, ou le chemin le plus direct pour le bonheur est l'achat et la possession, ou l'achat est la seule soupape qui empêche le système d'exploser. Un système de marché en circuit fermé. Tu travailles pour moi, et je te paie pour que tu dépenses chez moi. L'argent ne fait que passer dans les mains des gens, et reviens toujours au même endroit, donnant l'illusion que l'argent circule, mais il n'en est rien. Une vision déprimante du "Meilleur des Mondes".

En me promenant dans les rues de Teheran, je me disais que l'Iran ne verrait pas le capitalisme, quand il franchira pour de bon la frontière un jour, inévitablement, comme quelque chose de nouveau, étant donné qu'ils en sont déjà a l'ultime stade, ou les interdits se multiplient (pour le propre bien des citoyens bien sur, ces grands enfants irresponsables...) et ou seul reste le consumérisme, seule distraction, seul petit bonheur que les gens peuvent se permettre. Le plaisir de consommer, d'acheter, de dépenser, de posséder. L'Iran n'aura pas a s'occidentaliser mais juste a attendre que l'occident rejoigne, petit a petit, le mode de vie iranien, son système, la religion en moins (qu'est-ce qu'on a a la place ? c'est une autre vaste question), car c'est vers ce style de société qu'on semble se diriger. Dans ces successions de magasins de chaussures ou se pressent jusque tard le soir les familles iraniennes, je vois le futur des sociétés occidentales, un système totalitaire ou le citoyen est entièrement déresponsabilisé et encadré, ou le chemin le plus direct pour le bonheur est l'achat et la possession, ou l'achat est la seule soupape qui empêche le système d'exploser. Un système de marché en circuit fermé. Tu travailles pour moi, et je te paie pour que tu dépenses chez moi. L'argent ne fait que passer dans les mains des gens, et reviens toujours au même endroit, donnant l'illusion que l'argent circule, mais il n'en est rien. Une vision déprimante du "Meilleur des Mondes".
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