Au Silk Road Hotel de Yazd

Dans le taxi qui m'emmène a l'Hotel Silk Road, je prie pour qu'il reste des places de libre. A Beyrouth, le vieil australien qui m'avait donné des (bons) tuyaux sur l'Iran m'avait conseillé de venir la. C'est un des plus beaux hôtels de la ville, peut-être même d'Iran, les prix des chambres sont au-dessus de mes moyens de voyageur solitaire (25-30 $), mais ils ont aussi, ce qui n'était pas mentionné dans les guides, un petit dortoir au prix ridicule de 4$. Et cela inclu même un petit-déjeuner royal et a volonté. J'ai de la chance, il reste une place. Déjà je suis heureux. Je pose mon sac, admire quelques minutes la cour intérieure de l'hôtel, et pars a la chasse au restaurant (ne sachant pas alors que le resto de l'hôtel est aussi une affaire). Sur le chemin, je croise Lukas, le polonais de Teheran, qui est libéré de ses études pour quelques jours. On se donne rendez-vous pour une bouffe le lendemain. De toute façon, on est voisins. Ça tombe bien, j'ai un bon feeling avec ce mec, ça me permettra de le connaître mieux, parce que je ne l'ai vu que brièvement sur Teheran.

De retour a l'hôtel, comme prévu, je trouve Noortje et Tineke glandouillant sur un des bancs/divans qui entoure la fontaine de la cour. On entame une partie de cartes enflammées, une sorte de "trouduc" amélioré qui s'appelle, pour rester dans le ton, "shithead".

Petit détail "amusant", elles m'apprennent que les jeux de cartes sont interdits en Iran, comme apparemment tous les jeux qui peuvent entraîner des paris (plus ou moins tout donc je pense). C'est vrai qu'en y pensant, a part au Kurdistan, je n'ai vu personne en Iran jouer a quoi que ce soit. Pas de dominos, pas de backgammon, comme partout ailleurs au Moyen-Orient, rien du tout. Et c'est pas une blague. En sortant leurs cartes dans un salon de thé, elles se sont vite faites stopper par des mecs, aussi nerveux de les voir sortir des cartes que si c'était de la drogue ou je ne sais quoi.
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