Promenade a Kandovan et dans le bazaar
Je pose donc mes sacs dans mon nouvel hôtel, et m'en vais aussitôt pour Kandovan, petit village pittoresque, réputé comme la cappadoce miniature iranienne, avec ses maisons troglodytes creusées dans des "cheminées de fée". Malheureusement, on est vendredi et c'est gavé de monde.
Tout le monde est de sortie pour un pique-nique, c'est comme la cote d'azur au mois d'août. L'ambiance est pas la mais ça reste joli.

Mon chauffeur de taxi s'improvise guide, a mon grand désespoir. J'ai du mal a aller ou je veux, rester traîner ou je veux. Je dois insister, ou l'ignorer, car il a son idée en tête et m'attend avec impatience quand je décide de flâner dans un endroit. C'est lui qui me ramène après alors forcement il veut précipiter la visite. Et le fait que j'ai refusé son assistance ne change rien.

Je vais me prendre un thé, bien que ça l'emmerde, et me pose avec des iraniens qui me regardent et me parlent comme a un martien. Ils m'offrent de tirer sur leur qalyan (narguilé) qui est bien dégueulasse, et remplissent sans cesse mon verre de thé. On parle des sujets classiques puis des deux français que les iraniens connaissent bien : Sarkozy et Zidane (qui est la première chose que la plupart des iraniens disent après qu'ils apprennent que je suis français).

Après une demi-heure, je soulage mon chauffeur en acceptant de bouger. C'est reparti pour endurer sa conduite très sportive, et la mauvaise techno semblant dater de 15-20 ans qu'il fait cracher de ses enceintes. Il est tout fier de me faire écouter une chanson dance des plus pitoyables, mais en anglais (ce qui apparemment est un signe de goût). Il ne capte rien aux paroles, et ça me fait bien rire parce que c'est a la fois très cul et très con. Un mec avec un accent allemand se proclame roi de la baise, clame qu'il a besoin d'un trou, n'importe quel trou, et si vous me croyez pas, je vais vous baiser ("if you don't believe me, I'm gonna screw you")...et ainsi de suite. A plein volume sur les routes d'Iran, c'est assez savoureux.
Samedi, je me rends au bazar de Tabriz, le plus grand d'Iran a ce qu'on dit. Et c'est vrai qu'il est immense et labyrinthique. Je me perds constamment, tourne pas mal en rond. Je m'arrête plus ou moins contre mon gré a certaines boutiques ou l'on me fait défiler toute la marchandise.

Je tombe pour la deuxième fois sur Hadi, un jeune gars déjà croisé la veille. Il parle très bien français, avec l'accent du "chouchou" de Gad Elmaleh, ce qui peut être très drôle. Il est marchand de tapis et m'avait invité a visiter la boutique familiale. Des le début, je suis bien clair sur le fait que j'achèterai que dalle, mais je suis pas contre une visite de la boutique. Il me déplie tous les tapis qu'il vient d'acheter a des nomades azeris. Il m'explique les différences entre tapis et kilims, les différences de qualités de par le nombre de points, du fait que ce soit tissé ou tricoté, de par la qualité des matériaux...Je bois tranquillement mon thé et ses paroles mais, malheureusement ou heureusement, certains tapis me plaisent mais je n'ai pas de coup de foudre. On en reste la et je repars dans mon labyrinthe.

Je tombe sur un jeune photographe sympa qui cherche dans le bazar des photos a prendre sur le thème qu'il s'est fixé : "captivité". Pas simple et d'ailleurs il galère. Ça fait du bien de causer d'égal a égal avec un iranien, de tout et de rien, sans arrières-pensées, et sans que je passe pour un extra-terrestre. Je trouve la sortie et me rends a l'hôtel.
Tout le monde est de sortie pour un pique-nique, c'est comme la cote d'azur au mois d'août. L'ambiance est pas la mais ça reste joli.

Mon chauffeur de taxi s'improvise guide, a mon grand désespoir. J'ai du mal a aller ou je veux, rester traîner ou je veux. Je dois insister, ou l'ignorer, car il a son idée en tête et m'attend avec impatience quand je décide de flâner dans un endroit. C'est lui qui me ramène après alors forcement il veut précipiter la visite. Et le fait que j'ai refusé son assistance ne change rien.

Je vais me prendre un thé, bien que ça l'emmerde, et me pose avec des iraniens qui me regardent et me parlent comme a un martien. Ils m'offrent de tirer sur leur qalyan (narguilé) qui est bien dégueulasse, et remplissent sans cesse mon verre de thé. On parle des sujets classiques puis des deux français que les iraniens connaissent bien : Sarkozy et Zidane (qui est la première chose que la plupart des iraniens disent après qu'ils apprennent que je suis français).

Après une demi-heure, je soulage mon chauffeur en acceptant de bouger. C'est reparti pour endurer sa conduite très sportive, et la mauvaise techno semblant dater de 15-20 ans qu'il fait cracher de ses enceintes. Il est tout fier de me faire écouter une chanson dance des plus pitoyables, mais en anglais (ce qui apparemment est un signe de goût). Il ne capte rien aux paroles, et ça me fait bien rire parce que c'est a la fois très cul et très con. Un mec avec un accent allemand se proclame roi de la baise, clame qu'il a besoin d'un trou, n'importe quel trou, et si vous me croyez pas, je vais vous baiser ("if you don't believe me, I'm gonna screw you")...et ainsi de suite. A plein volume sur les routes d'Iran, c'est assez savoureux.
Samedi, je me rends au bazar de Tabriz, le plus grand d'Iran a ce qu'on dit. Et c'est vrai qu'il est immense et labyrinthique. Je me perds constamment, tourne pas mal en rond. Je m'arrête plus ou moins contre mon gré a certaines boutiques ou l'on me fait défiler toute la marchandise.

Je tombe pour la deuxième fois sur Hadi, un jeune gars déjà croisé la veille. Il parle très bien français, avec l'accent du "chouchou" de Gad Elmaleh, ce qui peut être très drôle. Il est marchand de tapis et m'avait invité a visiter la boutique familiale. Des le début, je suis bien clair sur le fait que j'achèterai que dalle, mais je suis pas contre une visite de la boutique. Il me déplie tous les tapis qu'il vient d'acheter a des nomades azeris. Il m'explique les différences entre tapis et kilims, les différences de qualités de par le nombre de points, du fait que ce soit tissé ou tricoté, de par la qualité des matériaux...Je bois tranquillement mon thé et ses paroles mais, malheureusement ou heureusement, certains tapis me plaisent mais je n'ai pas de coup de foudre. On en reste la et je repars dans mon labyrinthe.

Je tombe sur un jeune photographe sympa qui cherche dans le bazar des photos a prendre sur le thème qu'il s'est fixé : "captivité". Pas simple et d'ailleurs il galère. Ça fait du bien de causer d'égal a égal avec un iranien, de tout et de rien, sans arrières-pensées, et sans que je passe pour un extra-terrestre. Je trouve la sortie et me rends a l'hôtel.
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