Un p'tit tour dans le désert

Publié le par Jullian

Réveil 5h30. La veille, un japonais et moi avons réservé une place dans le minibus qui va a Wadi-Rum, le désert. On attend une demi-heure au point de rendez-vous, repoussant les propositions incessantes des taxis. Je repars a l'hôtel, demande ce qui se passe. Quelques coups de téléphone plus tard, on me dit que comme y'avait pas assez de monde de prévu, le chauffeur a décidé de pas y aller. OK. Sympa. Ils auraient pas pu le dire la veille, histoire d'éviter que je me lève a l'aube. Je me rends a la gare routière pour trouver quelquechose qui se rend la-bas. Je me tasse dans un minibus qui me lâche a un croisement. Deux minutes plus tard, re-tassement dans une camionnette qui m'emmène a Wadi-Rum. L'entrée de la réserve est comme un grand office du tourisme. Tout se réserve d'ici. Les prix sont affiches, pas négociables, et c'est les même pour tous et chez tous les guides. C'est bien plus cher que je pensais mais comme on peut pas négocier, y'a pas trop de questions a se poser. Un couple d'espagnols, José et Marisol, me propose de les joindre dans leur tour de la réserve. Stefano, un parisien, se joint a nous, et c'est parti pour 5 heures dans le désert. On choisit une jeep toute pourrie d'au moins 30 ans, avec un drap qui fait office de toit / pare-soleil (ça nous parait toujours mieux qu'un 4x4 climatise d'où on voit le désert a travers des vitres fumées). Le chauffeur est un gamin. Sa conduite et l'état de la caisse transforme les trajets en rafting sur sable, très remuant.


Premier arrêt : une source d'eau pure baptisée après T.E. Lawrence (Lawrence d'Arabie), la Lawrence Spring, qu'on atteint après une vingtaine de minutes de marche au milieu des rochers. Une petite famille bedouine se fait un barbecue la-haut, pendant qu'on se désaltère et remplit les bouteilles d'eau. Plus loin, une autre source, après une bonne session d'escalade qui nous donne une belle vue.


Puis on rentre vraiment dans le désert. Les couleurs sont incroyables. Le sable passe du jaune au rouge, sans en oublier tous les dégradés. Les rochers, imposants, découpés, et de diverses couleurs eux aussi, sont vraiment impressionnants.


On passe par des dunes, visite un petit siq, des ponts de pierre naturels, ce qui reste de la baraque de Lawrence. Car c'est bien ici que s'est passée toute l'histoire de Lawrence d'Arabie. C'est ici qu'il a organise le soulèvement des bedouins qui ont botte le cul des envahisseurs turcs, si je me souviens bien.


On monte aussi sur une grosse dune rouge, a pied. Non seulement c'est super dur et exténuant a grimper, mais vaut mieux pas essayer de faire ça en claquette, comme votre serviteur. Au bout de 5-10 mètres, mes pieds ont commence a s'enfoncer dans le sable et j'avais l'impression de me faire bouillir les pieds. Je suis redescendu a toute vitesse, courant sur des braises, pour mettre des chaussures a mes pieds douloureux. Et le chauffeur de se foutre de moi parce que lui, soi-disant, peut le faire pieds nus sans problème. Possible mais je demande a voir. Pffffffff.


Il est 15h, le tour est termine. Comme prévu, ils me lâchent au camp ou je vais passer la nuit. Les autres ne restent pas et partent directement sur Aqaba. Pour le moment, y'a pas un chat. Je suis tout seul, peinard, allonge sur un matelas pose a l'ombre d'un rocher. Je profite du silence.

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Publié dans JORDANIE

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