I'm sleeping in the rain...

Publié le par Jullian

De retour au camp. Les israéliens dorment a la guest-house juste a coté, mais ils traînent toujours au camp. On reprend nos discussions sous la tente qui fait salon/salle a manger. Le temps commence a se gâter. Le vent se lève et il commence a faire vraiment froid. On se réchauffe comme on peut en parlant et déconnant. On est bientôt rejoint par Muriel, une italienne polyglotte qui est déjà la depuis quelques jours. C'est une grande voyageuse qui rentre de temps a autre vendre des bijoux en os et autres matériaux simples en Europe, sur les plages de Grèce notamment. Elle est habillée de fringues multicolores de la tête aux pieds et est pleine d'énergie.


Je me sens tristement simple, moi le franco-français, au milieu de tout ce beau monde riche de mixités et de cultures différentes. Avec Ping-Huay, la taiwanaise qui a vécu en Allemagne et maintenant installée en Suisse. Avec ces israéliens qui ont tous des origines très dispersées : un quart uruguayen, grec, irakien, polonais, allemand, français, marocain...Et puis avec Muriel, melting-pot incarn
é, dont le père italien vit en Roumanie, la mère allemande en Italie, qui a passé son enfance en France, a vécu pas mal en Amérique Centrale (ou elle veut s'installer), et a beaucoup travaillé en Grèce. Elle parle donc parfaitement italien, français, allemand, espagnol, anglais, grec, pas mal portugais et se met au roumain. Pfff...! C'est vraiment la classe, ça !

Je me sens vraiment bien en cette compagnie. On parle de tout et de rien, du bouddhisme, du Dalai-Lama, de la méditation Vipassana (Muriel l'a faite), comme du mariage et de l'armée en Israel, ou les strings comestibles pour hommes (on parle vraiment de tout et de rien !) et autres anecdotes sympas. On se charrie déjà comme des vieux potes, l'ambiance est top. La soirée se poursuit a la bougie autour d'un repas succulent préparé par Singh, qui s'occupe de nous comme une vraie maman. Toujours serviable, souriant, de compagnie agréable, et un super cuistot capable de faire des plats indiens, tibétains, aussi bien que des plats qui satisfont nos estomacs en mal de bouffe occidentale.

Chacun rentre a sa tente ou sa chambre. A peine install
és que voila la pluie qui arrive. Un vrai déluge qui tambourine sur la tente. Faudra pas s'étonner si on se retrouve dans le lac demain matin. La pluie ne s'arrête pas de toute la nuit. Et comme j'ai passé ma journée a boire de la flotte par peur du mal d'altitude, je me retrouve a devoir me lever au beau milieu de la nuit, affronter des trombes d'eau et patauger dans la boue pour aller pisser. Mais j'ai pas a me plaindre car je suis du bon coté de la tente. De son coté, Ping-Huay se réveille dans ce qui s'apparente a une petite piscine. Toutes ses affaires pataugent dans la flotte et la moitié de son matelas est humide. Dehors, la pluie s'est calmée mais pas arrêtée pour autant. Ping-Huay se replie donc vers la guest-house ou elle met ses affaires a sécher. Muriel et moi restons irréductibles et décidons de rester, malgré les conditions qui ne cesse de se dégrader.

Publicité

Publié dans INDE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article