Paisible a Kamru
L'altitude pèse encore. Je suis a 2700 m maintenant. C'est pas énorme mais faut encore que je m'adapte. Bonne nouvelle : Gal se casse a Chitkul, plus haut, plus loin, plus reculé, et sans doute plus préservé. J'y serai bien allé mais d'une, je suis nase, et de deux, je veux pas me retrouver avec elle. Alors je reste. Dans un sens, je fais bien, ceux qui se trouvent la-haut vont se retrouver coupé du monde quelques jours (route bloquée), et avec pratiquement rien a bouffer. Les seuls qui semblent pouvoir satisfaire leur appétit insatiable la-haut, c'est les "bedbugs", déchaînés parait-il. Malgré mes difficultés respiratoires, je me force a faire une promenade. Faut bien faire quelque chose, visiter, et s'exercer.

Au-dessus de Sangla, accroché a la montagne, se trouve le petit village de Kamru, avec ses maison en pierres et bois, son ancien fort/temple, et son rythme de vie paisible. Les deux kilomètres de montée sont sympas mais éprouvants. Errer dans les allées pittoresques du village est ma récompense. Les villageois sont très souriants et tranquilles.

Je visite le fort/temple Kamakhya Devi après m'être démuni de mes chaussures et autres morceaux de cuir. Le gardien me colle un chapeau kinnauri sur la tête, puis me fait faire le tour, avec offrande a la déesse truc-muche, qui me demande un peu d'argent et me donne en échange une poignée de petits bonbons blancs et un bindu rouge (point fait avec une sorte de craie, au bas du front, entre les yeux, vous voyez bien ce dont je parle). Le bâtiment est vraiment beau, tout en bois, et la vue superbe. Je me pose peinard sur les remparts. Aucun vacarme perturbateur. Rien que le vent dans les arbres, les bruits des paysans au travail dans les champs, les voix des femmes qui font la lessive a la rivière non loin de la, quelques rires d'enfants joueurs, et les bruits de la nature et des animaux.

Je finis le tour du village, me fait offrir des pommes (succulentes) et rentre enfin a l'hôtel, sur les rotules mais content. Je n'ai plus d'énergie pour rien si ce n'est une sieste, et lire, alors je pénètre avec plaisir dans le "Sexus" d'Henry Miller. Je m'attendais a un bouquin sulfureux, subversif. C'est tellement plus que ça ! Je le reçois comme une révélation. D'une part parce qu'il me parle intimement, d'autre part parce qu'il montre le chemin a suivre. Comme cela arrive souvent, mon instinct, le destin, ou je sais pas quoi, m'a mis le livre qu'il me fallait entre les mains, exactement au moment propice.
J'arrive tout de même a me traîner au restaurant tibétain d'à coté. Les momos (sorte de raviolis tibétains) que j'ai commandé sont inbouffables. Je suis emmerdé. Je me force a en avaler une partie, et fourre le reste dans des serviettes que je met discrètement dans mes poches. Fini les momos pour moi.

Au-dessus de Sangla, accroché a la montagne, se trouve le petit village de Kamru, avec ses maison en pierres et bois, son ancien fort/temple, et son rythme de vie paisible. Les deux kilomètres de montée sont sympas mais éprouvants. Errer dans les allées pittoresques du village est ma récompense. Les villageois sont très souriants et tranquilles.

Je visite le fort/temple Kamakhya Devi après m'être démuni de mes chaussures et autres morceaux de cuir. Le gardien me colle un chapeau kinnauri sur la tête, puis me fait faire le tour, avec offrande a la déesse truc-muche, qui me demande un peu d'argent et me donne en échange une poignée de petits bonbons blancs et un bindu rouge (point fait avec une sorte de craie, au bas du front, entre les yeux, vous voyez bien ce dont je parle). Le bâtiment est vraiment beau, tout en bois, et la vue superbe. Je me pose peinard sur les remparts. Aucun vacarme perturbateur. Rien que le vent dans les arbres, les bruits des paysans au travail dans les champs, les voix des femmes qui font la lessive a la rivière non loin de la, quelques rires d'enfants joueurs, et les bruits de la nature et des animaux.

Je finis le tour du village, me fait offrir des pommes (succulentes) et rentre enfin a l'hôtel, sur les rotules mais content. Je n'ai plus d'énergie pour rien si ce n'est une sieste, et lire, alors je pénètre avec plaisir dans le "Sexus" d'Henry Miller. Je m'attendais a un bouquin sulfureux, subversif. C'est tellement plus que ça ! Je le reçois comme une révélation. D'une part parce qu'il me parle intimement, d'autre part parce qu'il montre le chemin a suivre. Comme cela arrive souvent, mon instinct, le destin, ou je sais pas quoi, m'a mis le livre qu'il me fallait entre les mains, exactement au moment propice.
J'arrive tout de même a me traîner au restaurant tibétain d'à coté. Les momos (sorte de raviolis tibétains) que j'ai commandé sont inbouffables. Je suis emmerdé. Je me force a en avaler une partie, et fourre le reste dans des serviettes que je met discrètement dans mes poches. Fini les momos pour moi.
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