Au fil de l'eau

Publié le par Jullian

On a booké une journée dans les backwaters. C'est pas l'endroit idéal pour ce genre d'expéditions, il faut descendre plus au sud, pour goûter à la vraie beauté de l'endroit. Mais le tour a l'air pas mal organisé, et ça coute vraiment pas cher, alors on a rien à perdre, sachant qu'on a pas le temps de faire autrement. C'est ça ou rien alors...



Une petite heure de minibus pour le sud-est, et le groupe se divise en deux pirogues de 8 personnes. On avance lentement dans les canaux, entre les champs, les habitations, et les cocotiers. C'est pas la jungle profonde, on est à deux pas d'un pont routier, mais c'est paisible, relaxant, et on baigne dans une belle lumière qui traverse la végétation.



On arrive à un petit village où on nous invite à observer deux femmes qui font des cordes. Plus loin, on s'arrête pour une petite marche aux abords d'un village. Un des guides se charge d'aller nous chercher des noix de cocos en grimpant à 8 mètres de haut.



Chacun sa coco. Une petite coupe experte pour y glisser la paille (du bon jus frais, yummy!), et ensuite ils nous l'ouvrent pour qu'on puisse manger la chair délicate. Pause déjeuner finie. On repart en pirogue par où on est venu. C'était tout pour le tour de pirogue. Ok...


Petit trajet en minibus. Notre bateau « de croisière » est arrimé dans un autre village. Avant de partir, on y mange un repas keralais, une déclinaison du thali, c'est à dire du riz et différentes sauces et salades. Délicieux. Le reste de l'après-midi, on navigue sur de larges canaux, affalés sur nos chaises à s'émerveiller du paysage. Forêts de palmiers, pirogues et bateaux de passages, les énormes filets chinois déjà vus à Cochin, et de belles habitations discrètes au milieu de la végétation.



On fait un stop sur une île où le guide nous raconte tout ce qu'on avait plus ou moins envie de savoir sur les moules, et la façon d'en moudre les coquilles pour l'industrie pharmaceutique. On fait le tour du jardin aussi, en nous apprenant les propriétés fantastiques de chaque plante. Et enfin, on nous montre comment on fait de l'alcool de coco, en récoltant une espèce de sève sur l'arbre, qui est « trait » deux fois par jour. Bu tout de suite, c'est doux et même les enfants peuvent en boire. Après quelques heures, ça s'alcoolise légèrement et de plus en plus. Après plusieurs jours, on a une boisson bien alcoolisée. Et au bout de six semaines, on a du vinaigre. J'en achète une bouteille de jus fraichement récolté. C'est pas mauvais, et on peut sentir l'alcool après plusieurs heures, mais toujours pas de quoi s'en mettre une bonne. Je goûte aussi les moules. Ça vaut pas les nôtres, et elles sont plus petites, mais ça passe très bien aussi.



Notre ballade se termine toujours aussi paisiblement au coucher du soleil. C'est sûrement pas le plus bel endroit des backwaters qu'on a vu, mais c'était une agréable journée, bien organisée, ce qui m'a permis de me laisser aller et de mettre mon cerveau en pause.

Publié dans INDE

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M
Ah!! les photos sont toujours aussi belles
Répondre
J
<br /> Et les tiennes sont toujours aussi fun. Va falloir que je me mette à écrire sur la magique Kashi, alias Bénares, alias Varanasi, rien que pour en afficher quelques photos. Y'a vraiment des images<br /> incroyables à attrapper ici, et après quatre mois dans le coin, ça commence à (trop ?) s'accumuler.<br /> <br /> <br />