Le moral dans les chaussettes

Publié le par Jullian

Caro, Anne et Hermine s'en vont faire un tour dans des sites aux environs de Yazd (c'est offert par l'hôtel alors...). Hervé préfère profiter de son dernier jour sur Yazd pour se ballader dans la vieille ville. Moi je traîne encore mon moral en berne alors je reste sur place, écrit, sieste, écrit et écrit encore. L'inspiration me vient. Ça faisait longtemps que c'était pas venu, que mon journal ne se résume pas a une énumération de faits enfilés sèchement comme des perles. Enfin, je ressens de la satisfaction a la relecture de mon travail. Ça fera toujours 2-3 articles pas trop chiants. Ça me redonne du peps.


La soirée est marquée par le départ d'Hervé et Hermine. Ça se vide d'autant plus. C'est la fin d'une période, d'un petit épisode sympathique qui se finira officiellement le lendemain soir avec le départ de Caro et Anne. C'est surprenant parce que je suis pas du genre a m'attacher, mais ça me fait bizarre, ces départs. D'habitude, aussi bien et intense que cela a été, un sincère "ravi de t'avoir rencontré" suffit et hop !, je passe a autre chose. Ces rencontres ont pour nature d'être éphémères, des parenthèses. Et ça me convient. C'est peut-être parce que j'ai l'habitude d'être celui qui part et pas celui qui reste. Ou bien c'est le coup de barre qui accentue la chose. Lukas m'a dit qu'il y en avait un vers le 4eme mois, et un autre vers le 9eme mois. Je sais pas si ça se vérifie mais je suis dans les temps. Mais ça ne durera pas longtemps.


Une fois les bordelaises parties, je pars sur internet essayer de trouver l'oreille de mister Damien Monnier, mais malheureusement, ça marche pas aussi facilement quand tes potes sont a l'autre bout du monde. A la place, je tombe sur une chinoise de 30-40 ans, Yuan, qui est sur l'autre ordinateur. Elle engage la conversation et me dit qu'elle compte aller sur Garmeh. Je lui dis que je comptais y aller mais que la seule guesthouse du bled est fermée. Elle dit que c'est pas grave, qu'on peut se pointer la-bas et mendier pour un lit chez l'habitant. Et puis ouais, après tout, c'est assez culott
é pour que ça marche, et j'ai besoin d'action. J'accepte de l'accompagner. Départ le lendemain matin.

Avant de se coucher, on prend un qalyan avec un couple de profs français (faut plus se demander ou ils passent leurs vacances dans la profession, ma parole). J'en apprends plus sur Yuan, qui vit en Italie depuis une bonne dizaine d'années, ou elle bosse comme traductrice et interprète. Elle est mariée et a un enfant avec un prof d'université plus âgé, qu'elle n'aime pas vraiment on dirait (sinon elle arrêterait de me parler de ses amants), mais qui a l'avantage d'être européen, riche, et d'avoir été la porte de sortie pour cette nana décidée a quitter la Chine. Je perçois déjà ce qui se confirmera plus tard, Yuan est pas mal fêlée et parle beaucoup...énormément.

Publié dans IRAN

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