Expédition dans le désert VIII : parenthese cinéphile

Publié le par Jullian

A mon retour, tout le monde sauf Massoud est réveillé. Le temps file, le soleil se couche, pas de nouvelles d'Akhbar (que la jeep est parti chercher), et rien ne bouge. On commence a douter franchement du sérieux de cette organisation.On devrait être au camp depuis des lustres alors qu'est-ce qu'on branle ? Massoud, qui finit par se réveiller, n'en sait apparemment pas plus, et joue la montre.

Je sais plus comment c'est arriv
é, mais Massoud, me sachant cinéphile également, lance la conversation sur Bresson. Un moment de doute...il veut parler de Besson, Luc Besson...? Non, non, Robert Bresson. Caroline en avale la pipe qu'elle n'a pas de travers. On se trouve au beau milieu du désert iranien, en pleine reconstitution du film "Les survivants", et notre guide commence a parler de Robert Bresson, dont il connaît absolument tous les films. C'est un grand fan et il pourrait en parler des heures. Je relance sur le cinéma polonais et mes chouchous, Kieslowski et Zulawski, ce qui, a ma grande surprise, réveille les polonais qui s'animent comme une fête foraine et parlent plus qu'ils ne l'ont fait de toute la journée. Eux-mêmes enchaînent sur des jeunes réalisateurs de courts d'animation polonais, ce qui interpelle la dessinatrice Anne et ainsi de suite. Un quart d'heure de pure cinéphile dans l'endroit et au moment le plus inattendu. Mais ça nous distrait de la question qui importe le plus : qu'est-ce qu'on fout la, bordel de merde ?

Publié dans IRAN

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article