Expédition dans le désert III : les ficelles du métier

Publié le par Jullian


On passe dunes sur dunes. Ça monte, ça descend, ça monte, ah...faut attendre les polonais..., ça descend, ça monte...Les "quand est-ce qu'on peut boire ?", "je peux boire un petit peu" commence a s'entendre timidement. Massoud est strict la-dessus. On boira quand il nous le dira. Il nous donne quelques ficelles de baroudeur du désert, concrètes et indiscutables.

1>On ne boit que lorsqu'on fait une vraie pause, au moins une demi-heure. Si on boit en marchant, c'est inutile car ça se transforme aussitôt en sueur et on a encore plus soif. Faut lui laisser le temps de circuler pour être vraiment réhydraté.

2>Ajouter du jus de citron dans l'eau. Ça coupe la soif, et en plus, quand l'eau est devenu chaude, ça fait un peu comme du thé et ça passe mieux. Bon, pour le thé, faut de l'imagination, mais c'est pas mauvais. Du coup, on se trimballe tous nos petits citrons verts, qu'on s'amuse a trancher et presser dans nos bouteilles.

3>Vous crevez de chaud sous votre chèche, respirer avec du tissu dans le nez c'est pas agréable...Attendez un peu. La sueur va imprégner le tissu et vous donner une délectable sensation de fraîcheur. Ça vaut mieux que de se faire dessécher par le sable et le soleil. Et encore une fois, moins on a de peau exposée, moins on a chaud, moins on transpire, moins on a soif.

On en revient toujours au même problème, économiser l'eau et prévenir la soif.  De bons conseils qui me permettront de me la péter sévère plus tard, tout en accentuant finement sur le naturel de la chose, genre je suis n
é dans les dunes alors je connais tout ça.

Publié dans IRAN

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article