Expédition dans le désert II : grabataires et fashion week

Publié le par Jullian

On commence la marche de nuit, suivant les pas d'Akhbar. Il est 5h et des poussières. Au bout d'une bonne demi-heure, on atteint nos premières dunes de sable alors que le soleil commence paresseusement a se lever.


Très vite, nos amis polonais s'accordent a prendre un rythme de grabataire. Enfin le couple seulement, Arthur et Gasha. Le troisième larron, Thomas, fait le yo-yo entre les deux groupes, partag
é sans doute entre son envie (et sa capacité) de suivre le rythme et son envie (obligation ?) de rester avec ses amis. De plus, c'est le seul qui communique. On marchera un bon bout ensemble tout en discutant. Quant aux autres, c'est peut-être au bout de 10 heures qu'on se rendra compte qu'ils parlent très bien anglais. Leur autisme nous ayant fait croire qu'ils ne le parlaient sans doute pas, ou pas bien.


Le soleil pointe le bout de son nez. C'est beau, ce disque de feu qui surgit des dunes. On y va tous de nos photos, galerant avec la lumière (pas moyen de faire une photo potable). Arthur est tout excit
é, mitraille a tous va, pose avec minutie son trépied, prend des positions de contorsionniste pour prendre dans des angles artistiques : sa copine, les dunes, le soleil et peut-être le Saint-Esprit. En tous cas, il cherche et le couple prend sans arrêt 200 mètres ou plus dans la vue.


Très vite le soleil commence a chauffer et on sort notre attirail de bédouin du dimanche : le chèche palestinien qui nous enveloppe la tête et les lunettes de star. Plusieurs styles se dégagent alors chez les hommes. Le style homme-invisible ou  dit du grand-brûlé, le style momie et le style terroriste des bacs a sable qui se serait fait confisquer sa kalashnikov par la maîtresse. J'avoue que les différences entre tous ces styles sont très subtiles. Les femmes restent élégantes en s'en tenant au style hijab. Aucun sens du ridicule, ces mignonnes...

Publié dans IRAN

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